Confidences d'Alex

Chronique de la sexualité du jeune Alex. La sexualité ambigüe de son adolescence, ses inhibitions, ses interrogations, ses rêves, ses fantasmes, ses délires, ses aventures, ses expériences.

22 juin 2009

116 Non, mon adjudant-chef ( 8/8 )

Evidemment, sur le moment, défoncé par ce stupéfiant whisky, je n’ai pas pensé à tout ça. Je voyais la chambre vaciller comme si la caméra était tenue à bout de bras par un danseur.
Sur le moment j’ai pa-ni-qué.
J’ai pas-ni-qué.
Présenté comme cela on peut rigoler du jeu de mots, mais en fait j’étais vraiment loin de me fendre la pipe ─ sans vouloir en remettre une couche avec les jeux de mots ou les allusions.
Je voyais se dérouler dans ma tête un film dont je n’avais pas écrit le scénario et dans lequel j’étais enrôlé de force. J’étais spectateur de ma prestation d’acteur qui consistait à me faire faire des actes contraires à ma volonté et à mes envies. Je pourrais décrire en détail les comportements charnels auxquels on voulait me soumettre, avec le vocabulaire circonstancié, mais je n’en ferai rien, souhaitant au plus vite le tête-à-queue pour revenir en arrière et jouir de ma délivrance.
Si je bougeais un peu la tête le sol basculait vers le plafond et je voyais mes deux lascars nus qui virevoltaient au dessus de moi dans cet espace bouleversé en prenant des poses lubriques.
Ce dont j’avais besoin à cet instant c’était de dormir et de faire des rêves de tendresse. Ah, la tendresse ! C’est quelquefois ce qui manque le plus à l’homme. Il ne pense qu’à baiser, mais que c’est triste la baise sans tendresse ! Peut-être mon adjudant était-il capable de tendresse, et son mec-femme aussi. Mais le procédé qu’ils avaient employé pour me soumettre à leurs envies, sans mon consentement, contre mon gré, excluait toute idée de tendresse.
La partouze à trois avec un militaire, un travelo et un non consentant drogué, non merci ! Stop. Arrêt sur image. Je rembobine le film de mon fantasme.

Je me retrouve alors dans l’Alfa GTV 2,5V6 rouge, à côté de mon adjudant en civil qui me parle de… qui me parle de …

─ Alex, tu m’écoutes ? J’ai l’impression que tu es ailleurs.
─ Oui, excuse-moi. Je pensais que j’aurais dû apporter un petit présent à ta femme. Il n’y a pas une boutique dans le coin ?
─ Te casse pas. C’est ta présence qui lui fera plaisir.

Mon adjudant arrêta son engin devant un petit pavillon coquet, tout propret et fleuri. Il m’introduisit à l’intérieur où une femme avenante et jolie, après les présentations d’usage, me lança :

─ Venez, mettez-vous à l’aise. Vous prendrez bien un petit whisky ?

Fin

         

Posté par zwelthus à 18:00 - Chronique journalière - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

tu disais ne pas céder aux jeux de mots un peu lubriques ( paniqué, la pipe) et tu nous sers en finale , mon adjudant arréta son engin devant mon petit pavillon coquet.... ben oui on peut rêver , non?

Posté par joseph, 26 juin 2009 à 20:50

Tant mieux que mes phrases, un peu bricolées, quand même, te fassent rêver, Joseph.
Tu pourrais dire aussi que la fin de cet épisode est sucepecte.

Posté par mathys, 29 juin 2009 à 17:22

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