Confidences d'Alex

Chronique de la sexualité du jeune Alex. La sexualité ambigüe de son adolescence, ses inhibitions, ses interrogations, ses rêves, ses fantasmes, ses délires, ses aventures, ses expériences.

30 mai 2009

116 Non mon adjudant-chef (partie 1/8)

Quel mystère que le rêve ! Il te fait côtoyer des personnes que tu ne connais pas, que tu n’as jamais rencontrées, qui probablement n’ont même pas d’existence, et qui vivent avec toi un bout de cette histoire qui ne t’est jamais arrivée. Il mélange des petites portions de ce que tu as vécu récemment, pour de vrai cette fois, avec des souvenirs puisés apparemment au hasard dans une boîte où ils sont entassés dans le plus grand désordre. S’ajoute à ce mix  des évènements improbables qui se déroulent dans la plus parfaite incohérence. Parfois réapparaissent et se mettent à vivre sous tes yeux des personnages perdus dans les oubliettes de ta mémoire. Quelle surprise, une fois éveillé, s’il reste une trace de tes divagations pendant le sommeil, de voir un fantôme de la mémoire se promener comme un être vivant, te parler, te prendre le bras avec familiarité, et, pourquoi pas, jouer les intimes !
En l’occurrence était venu passer une partie de la nuit avec moi quelqu’un que j’avais fréquenté journellement pendant une bonne partie de mon service militaire.
Eh oui ! Comme je l’ai déjà dit, je fus l’un des derniers conscrits, et à ce titre on ne m’a même pas donné de médaille ! Une épreuve dont je me serais bien passée mais qui s’est déroulée dans des conditions inattendues et pour tout dire inespérées. J’étais dans un bureau avec une secrétaire, assez jolie femme que je n’ai jamais vue en uniforme, et un adjudant-chef, chef du bureau car il faut partout des chefs dans l’armée. Cet adjudant-chef, ça ne s’invente pas, s’appelait Cruchou. Mais l’envie d’ironiser s’arrêtait en pensant à son nom, car il était intelligent et fort beau garçon d’environ 35 ans.
En arrivant dans ce bureau, encore traumatisé par la période des « classes » que je venais de subir, je fus surpris de la gentillesse de l’accueil, ce qui chamboula quelque peu l’opinion défavorable que j’avais des militaires.  J’eus assez vite l’impression qu’entre l’adjudant-chef et la secrétaire il y avait une connivence, des échanges subliminaux, qui suggéraient une secrète intimité. Nous travaillions tous les trois pour un lieutenant colonel qui faisait des études de marchés pour l’acquisition de matériels militaires par l’armée de l’air. La secrétaire tapait les textes, le bidasse que j’étais dessinait les plans et les graphiques, l’adjudant-chef vérifiait que tout ceci fût bien réalisé avec la précision et la rigueur militaires. L’ambiance était décontractée, le « patron » n’étant pas à cheval sur le protocole, pourvu que le travail soit rapidement et bien fait.
Petit à petit, l’adjudant-chef introduisit un peu de familiarité entre lui et moi :

─ Alex, appelle-moi donc Gérôme.
─ Oui mon adjudant chef

Il se mit à rigoler.

─ Je t’impressionne à ce point ?
─ Non Gérôme, la force de l’habitude.

Un autre jour il me demanda de le tutoyer.

À suivre ...

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Ce soir

Ce soir le début d'un nouvel épisode des confidences d'Alex.

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26 mai 2009

Dans quelques jours

Prochain épisode à mon retour en fin de semaine.

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25 mai 2009

115 Le captif (fin)

Je serais assez partant, en revanche, pour un grand voyage avec lui, mon sauveur. Il me ferait découvrir des plaisirs de la vie que je ne connais pas encore. Hum ! Alléchant ! I
l faudrait quand même que je glisse dans ses grandes oreilles que certains plaisirs me répugnent : les rencontres furtives dans les parcs, les orgies dans les backrooms, les pratiques sado-maso, les défonces aux héliotropes,…
Ce dont j’ai besoin, c’est d’une « Marguerite », comme celle de Faust dans le roman de Goethe : belle, bien sûr, mais modeste, pudique, incarnant la douceur et la force, la bonté et le bonheur, éperdument amoureuse de moi.
A la différence de Faust, c’est d’un être masculin autant que féminin auquel j’aspire. Qu’importe le sexe pourvu que ce soit le Grand Amour.
Cependant je connais trop l’histoire de Faust pour risquer d’entraîner ma « Marguerite » dans sa perte. Je saurai l’aimer tellement que je braverai le pacte avec Méphistophélès. Je lui déroberai cet habit spatial qui me fera redescendre sur la terre.


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Avec ma « Marguerite », qu’elle soit fille ou garçon, j’accepterai de perdre peu à peu la jeunesse et la beauté.
Avec elle, avec lui, je ne risquerai plus jamais l’enfer, parce que, comme le dit Georges Bernanos, « l’enfer, c’est de ne plus aimer ».

Fin de ce long épisode

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23 mai 2009

Tenderness

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22 mai 2009

115 Le captif (16° partie)

La beauté du diable. C’est bien connu. C’est le titre d’un film de René Clair, c’est aussi celui d’un feuilleton à succès de la TV brésilienne. Tout cela a pour origine un conte allemand que Goethe a utilisé pour son fameux Faust. Les compositeurs ne se sont pas non plus privés du recours à ce conte, souvenons-nous de « la damnation de Faust » de Berlioz, de l’opéra de Gounod, de la 8° symphonie de Gustav Mahler, pour ne citer que les plus connus.
La beauté du diable. Voilà qui m’interpelle au plus haut point car je suis hanté par la beauté. Je ne parviens jamais à assouvir mon trop ardent besoin de beauté. Je la traque partout où je suis susceptible de la trouver. Dans la nature, sur un corps, sur un visage, dans un geste, un beau geste, dit-on, c’est-à-dire qu’il implique une belle âme, dans l’art sous toutes ses formes.

                           Le_captif_29

On pourrait disserter à l’infini sur la notion du beau, cela me rappellerait mes cours de philo au lycée, dans lesquels je ne brillais pas parce que mon imagination inondait la dialectique, mais ce n’est pas mon propos. Une boutade résume assez bien ce que j’entends par beauté : « j’aime les beaux esprits qui habitent dans de jeunes et jolis corps, et les âmes qui ont de beaux yeux ». J
’aimerais que mon amour des belles âmes l’emportât sur mon désir des beaux corps et des beaux visages, mais j’ai encore beaucoup de chemin à faire pour parvenir à cette contemplation de la beauté en soi dont parle Platon dans son fameux banquet.

Dans cette nuit sidérale où mon sauveur me transporte, je trouve beau de croire à la lumière, c’est-à-dire à une renaissance. Cet homme providentiel, qui m’arrache à une mort certaine, pensé-je, ne peut pratiquer que la bonté, la charité, la générosité, la magnanimité, la noblesse. Cette grandeur d’âme se pare d’une enveloppe charnelle des plus séduisantes. Pourquoi résisterai-je à la tentation de m’abandonner à lui, de le servir sans doute, de l’aimer peut-être.
Mais s’il veut m’offrir la beauté et la jeunesse éternelles, alors, là, je ne marche plus. Parce que je connais l’histoire.
Cette histoire est magnifiquement racontée par Oscar Wilde dans Le portrait de Dorian Gray :
« Oui, sans conteste, il était beau, merveilleusement beau, avec ses lèvres vermeille et finement arquées, ses yeux si francs, sa chevelure aux boucles dorées. Son visage avait une expression qui inspirait aussitôt la confiance. Il reflétait la pureté à la fois candide et ardente de la jeunesse. »
Le peintre, Basl Hallward, lorsqu’il entreprend de réaliser le portrait de Dorian Gray, tombe aussitôt sous le charme : « Il est pour moi plus qu’un motif ou un modèle vivant. Sa personnalité même m’a suggéré une manière d’art tout à fait imprévue, un style entièrement nouveau. »
Mais Dorian, en voyant ce portrait réalisé par un admirateur, et pour tout dire un admirateur très amoureux, est saisi d’angoisse : « Quelle pitié ! Je deviendrai vieux, horrible, repoussant. Et cette peinture restera toujours jeune. Elle ne sera jamais plus âgée que ce jour de juin. Oh ! Que n’est-ce le contraire ! Que n’est-ce à moi de rester toujours jeune, au portrait de vieillir. Pour ce miracle je donnerais tout. En vérité, il n’y a rien au monde que je ne fusse prêt à sacrifier ! Pour ce miracle, je donnerais mon âme. »
Dorian choisira sa voie, celle d’une recherche incessante de la beauté de la jeunesse éternelle et des plaisirs des sens toujours renouvelés. Mais ce faisant il deviendra un être cupide, violent, égoïste, uniquement préoccupé de lui-même. Tous ceux qui l’approcheront seront happés par son attraction et se détruiront au fur et à mesure. Le beau Dorian sera entraîné au meurtre.
Extérieurement, Dorian ne se modifiera pas. C’est son fameux portrait qui encaissera les petits et grands affronts du temps. Mais ce qui apparaîtra surtout dans la peinture, c’est la hideur de son âme, l’abjection qu’il est devenu.
N’est-il pas on ne peut plus actuel, ce Dorian Gray, avec ce jeunisme, cette soif de l’apparence, du superficiel, du faux-semblant ? Rester jeune, beau (ou belle), est devenu quelque chose de capital, en ces temps de liposuccion, de lifting, de remodelage, d’implant et autres chirurgies esthétiques.
Le portrait de Dorian est en fait sa conscience. Nue. Sans préservatif. Alors, non, je ne marche pas pour cette descente en enfer.

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20 mai 2009

Avec un T comme tendresse

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18 mai 2009

115 Le captif (15° partie, fin)

Me revient une autre image, celle du tableau de William Bouguereau : « Dante et Virgile en enfer »

           Le_captif_28

On y remarque dans l’arrière-plan une représentation assez classique de l’enfer. Un fond sombre et rougeoyant, un diablotin au sourire sarcastique et aux grandes ailes de chauve-souris, une grappe de corps nus au dessus d’un brasier. Au deuxième plan, le romain Virgile, bel homme au profil très typé, en longue toge, ceint de la couronne de lauriers, et Dante, l’auteur italien de la Divine comédie, regardent, consternés et effrayés, ce spectacle.
L’originalité pour représenter l’enfer est au premier plan : deux hommes nus, en pleine lumière, s’empoignent dans un combat. Ils sont forts, musclés, athlétiques. De beaux corps d’hommes jeunes pleins de vitalité.
Ce n’est pas un combat de ring, encore moins un combat amoureux. Il n’y a pas d’amour, ici. La bouche n’embrasse pas, elle mord de toute la puissance des mâchoires, le cou de l’adversaire. Les doigts ne caressent pas mais cherchent à déchirer la peau du dos. Le genou vient percuter les reins cambrés pour les briser. C’est un combat à mort. Le garçon brun est sur le point de succomber aux assauts meurtriers du rouquin.
Alors, faut-il penser comme Bouguereau que le diable peut revêtir l’aspect d’un beau garçon ?

A suivre ...

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16 mai 2009

T comme tendresse

        Tendresse_19

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15 mai 2009

Plus tendre que jamais

                         tendresse_3

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